PAUL JENKINS ------------------------------------------------------------------------ 1923 Né à Kansas City, Missouri, une nuit d'orage. 1937-42 Études au Kansas City Art Institute, Missouri, où il peint une série d'aquarelles "paysages intérieurs." Il travaille la céramique, met de l'argile dans des moules et peint des émaux. La métamorphose de la couleur lui est révélée par le feu : l'opacité de l'émail avant la cuisson qui acquiert ensuite une transparence subtile ou une densité nettement marquée. Visites fréquentes à la collection renommée d'art de l'Extrême Orient du musée Nelson-Atkins à Kansas City. 1943-45 Effectue son service militaire dans La Force aérienne de la marine américaine, où il sert dans le corps médical. 1948-1952 Études avec Yasuo Kuniyoshi pendant quatre ans et Morris Kantor à l'Art Students League à New York, où il rencontre Mark Rothko. Se lie d'amitié avec Rothko qui l'invite à son atelier, alors à l'emplacement actuel de Lincoln Center, au côté ouest de la ville. Innombrables visites à la Frick Collection à New York pour voir Goya, Rembrandt, Turner, Georges de la Tour, Vermeer, Bellini, Holbein. À New York, peint Sea Escape [1951], un lavis à l'encre de Chine sur papier, avec l'interpénétration de couleurs. Rencontre Jackson Pollock et Barnett Newman à New York. En lisant In Search of the Miraculous de P. D. Ouspensky, il découvre les idées de G. I. Gurdjieff. 1953 Voyages en Italie, à Sicile où, pendant un long séjour à Taormina, il travaille une série de toiles, et en Espagne, où il est bouleversé par le Prado. En mars, il s'installe à Paris, rue Notre Dame des Champs à Montparnasse, où il rencontre Jean Dubuffet, Michel Tapié, Pierre Restany, Étienne Martin, Mark Tobey, Zoe Dusanne, Bernard Leach, Kenneth B. Sawyer et d'autres artistes américains. Les ébauches de Gustave Moreau au Musée Moreau et les toiles de Wols à la Galerie René Drouin lui révèlent une autre façon de voir, un mystère qui échappe au surréalisme. Il commence à verser sa peinture sur la toile. La densité lumineuse des pastels d'Odilon Redon l'intrigue, particulièrement La Coquille. Découvre Psychologie et Alchimie de Carl Gustav Jung et le I Ching: The Confucian Book of Changes. Voyage à Londres afin de voir l'exposition de Mark Tobey à l' Institute of Contemporary Art [ICA]. 1954 Achète son atelier à Paris, rue Decrès dans le 14ème. L'étalement des lumières le soir sur la surface de la Seine prend à ses yeux un aspect vertical qui brise l'horizon, une configuration qui évoque une sensation de rapprochement. Première exposition particulière chez Paul Facchetti, à Paris; Édouard Jaguer écrit le texte du catalogue, Lumière d'Ambre. Rencontre Martha Jackson, Pierre et Charles Gimpel à Paris. Exposition collective : "Divergence," à la Galerie Arnaud à Paris. Visite la Chapelle Henri Matisse à Vence. 1955 Première exposition particulière aux États-Unis : Zoe Dusanne Gallery à Seattle; le Seattle Art Museum lui achète un tableau. Participe à des expositions collectives : Galerie Martha Jackson à New York, "Signes Autres" à la Galerie Rive Droite, au Petit Palais, et à la Galerie Jean Larcade à Paris. À New York, rencontre Willem de Kooning, Franz Kline, Ad Reinhardt, Philip Guston et, avec l'éditeur George Wittenborn, Robert Motherwell. 1956 Première exposition particulière à New York à la Galerie Martha Jackson; John I. H. Baur achète le tableau Divining Rod pour le Whitney Museum of American Art. Son livre, Observations of Michel Tapié, est publié par George Wittenborn à New York. Expositions collectives au Museum of Modern Art à New York; et à Paris : Galerie Stadler, Galerie Rive Droite, Galerie Jean Larcade et "Sculpteurs et Peintres Abstraits Américains de Paris" à la Galerie Arnaud. Peter Cochrane l'invite à participer à l'exposition collective, "The Exploration of Paint," à la galerie Arthur Tooth & Sons à Londres la saison suivante. Invité par Jackson Pollock et Lee Krasner à leur rendre visite à Springs, il voyage à Long Island où il passe quelques jours avec eux. Dans son atelier, Jackson Pollock lui montre ses tableaux et aussi ses dessins en noir et blanc, alors destinés à être exposés à Londres chez Gimpel Fils. Rentré en ville, il envoie à Pollock le livre Zen and the Art of Archery de Herrigel.Ce livre est actuellement dans la bibliotheque Pollock-Krasner House & Study Center à Springs, qui fait partie de Stony Brook University. 1957 Peggy Guggenheim achète le tableau Osage à son exposition à la Galerie Stadler à Paris. Hideo Hayashi et M. Yamamoto de la galerie Tokyo viennent à son atelier à la rue Decrès à Paris. Participe à des expositions collectives chez Arthur Tooth & Sons à Londres et au Whitney Museum à New York. Échange son atelier à Paris contre celui de Joan Mitchell à New York : il prend le sien à St. Mark's Place et elle va travailler chez lui à la rue Decrès. 1958 Commence la série de toiles Eyes of the Dove à New York. Joseph Hirshhorn achète la toile Dakota Ridge à son exposition à la Galerie Martha Jackson à New York, et continue d'acheter ses œuvres par la suite. Participe à des expositions chez Arthur Tooth & Sons à Londres, au Carnegie Institute Museum of Art à Pittsburgh et à la Corcoran Gallery of Art à Washington, D.C. Rencontre Jiro Yoshihara lors de l'exposition du Gutai à la Galerie Martha Jackson à New York; M. Yoshihara l'invite à Osaka. Rencontre l'écrivain James Jones et sa femme, Gloria à New York. 1959-60 Travaille à l'huile et avec des émaux. Étudie les écrits de Kant et de Goethe. Utilise un couteau d'ivoire pour diriger les coulées de peinture. Commence à intituler ses toiles Phenomena, titre suivi d'une phrase ou de mots clés. Voyage en Espagne où il travaille l'aquarelle et rencontre Juan-Eduardo Cirlot à Barcelone. Prend un atelier sans confort à New York, au no. 537 East 12 th Street, entre les avenues A et B. Commence à travailler l'acrylique. 1961 Première exposition à la Galerie Karl Flinker à Paris. Son ami, l'écrivain James Jones écrit le texte du catalogue, Formes mouvantes sans nom. The Paintings of Paul Jenkins est publié par Jean Fanchette aux Éditions Two Cities à Paris, avec les textes de Kenneth B. Sawyer, Pierre Restany et James Fitzsimmons. 1962 Rencontre l'historien Albert E. Elsen au musée Rodin à Paris. Voyages en Europe : à Milan, à Zurich, à Cologne. Henri Michaux lui rend visite dans son atelier du 14ème. Participe à des expositions collectives au musée du Louvre, au Musée d'art moderne et au Musée des Arts décoratifs à Paris, et au Whitney Museum à New York. 1963 Publication du livre Jenkins de Jean Cassou aux Éditions de la Galerie Karl Flinker à Paris. Expositions collectives au Musée d'Art moderne à Paris, à l'Art Institute de Chicago, au Guggenheim Museum à New York. Willem de Kooning lui cède son atelier à New York. 1964 Première rétrospective : Kestner-Gesellschaft de Hanovre, texte du catalogue par Wieland Schmeid. Tournage du film, Le Couteau d'ivoire: Paul Jenkins travaille, produit par Martha Jackson à New York. À la suggestion de Joseph Campbell, voyage à Ise pendant son séjour au Japon, où il est profondément ému par l'intégration des éléments architecturaux dans l'environnement qui crée un sens de mystère, à la fois précis et tangible. Après son exposition à la Tokyo Gallery, travaille quelques mois à Osaka avec Jiro Yoshihara et le groupe Gutai. Pendant son séjour au Japon, fait un voyage avec Bernard Leach pour voir les céramiques de Hamada. Voyage en Inde, visite Bombay, Agra, les grottes d'Ajanta à Aurangabad. À New Delhi, il est frappé par l'indépendance de la couleur des vêtements par opposition aux couleurs du paysage. Fait une donation au National Museum of Wales de Cardiff [pays de Galles] d'une sculpture en bronze fondée conjointement par Ibram Lassaw et David Slivka; présentation de la donation au Poetry Center de la 92 nd Street Y, sculpture reçue au nom du musée par Richard Burton et Phillip Burton. 1965 Voyage à Madrid, visite L'Escorial. Voyage à Biarritz afin de joindre James et Gloria Jones; voyage à Copenhague. Parution de Seeing Voice Welsh Heart, suite de lithographies originales sur pierre créées chez Fernand Mourlot, accompagnées de poèmes de Cyril Hodges; Éditions de la Galerie Karl Flinker, Paris. Expositions collectives au Whitney Museum of American Art à New York et à la Pennsylvania Academy of Arts à Philadelphie. 1966 Voyage à Moscou, Leningrad et Kiev. À Zagorsk voit pour la première fois les icônes d'Andrei Roublev, qui l'impressionnent par leur intensité et leur force. Retour à New York où Harry Abrams lui propose d'éditer un livre de son travail. Le Couteau d'ivoire est montré au Museum of Modern Art de New York et au festival de Venise où il reçoit l'Aigle d'or. Parution de sa pièce, Strike the Puma, Éditions Gonthier, Paris. Rencontre Dr. Erlo van Waveren avec qui il continue à explorer les concepts de Jung. 1967 Des gris et des blancs granuleux prédominent dans une série de toiles. Reçoit une médaille de peinture lors de la 30e Biennale de la Corcoran Gallery of Art à Washington, D.C. Sa pièce, Strike the Puma, est mise en scène à New York, dirigée par Vasek Simek. Une malle de photographies, correspondances et autres écrits est deposée à la Bibliothèque Beinecke à Yale University. 1968 Commence à Venise une série de sculptures uniques en verre avec Egidio Costantini, après l'avoir rencontré avec Mark Tobey. Discute avec Harry Abrams l'idée d'intégrer des collages-photos en noir et blanc dans le livre proposé, à fin autobiographique. 1971 Rétrospective au Houston Museum of Fine Arts et au San Francisco Museum of Art, organisée par Gerald Nordland et Philippe de Montebello. Jean-Louis Barrault lui rend visite dans son atelier à New York. À l'inauguration de la Chapelle Rothko à Houston, fait don d'une lettre de Mark Rothko au sujet de son voyage à Paris où, ensemble ils ont visité plusieurs musées, notamment l'Orangerie pour voir les Nymphéas, afin d'explorer des différentes moyens de créer une distance protectrice entre le spectateur et l'œuvre pour sa chapelle. D'un bloc de calcaire, il taille une sculpture de deux tonnes à New York, au Sculptors' Symposium, au Cooper-Hewitt Museum. Décide de ne pas mettre les collages-photos en noir et blanc dans le livre en préparation chez Abrams. 1972 Paul Jenkins : Œuvres sur papier, exposition d'aquarelles présentée d'abord à la Corcoran Gallery d'Art à Washington, D.C., et montrée ensuite à travers les États-Unis pendant deux ans. Après son exposition à Londres chez Gimpel Fils, voyage en Cornouailles avec Pierre Gimpel, afin de voir les dolmens. Achève une série de lithographies originales, The Four Seasons, pour Abrams Original Editions. 1973 La monographie Paul Jenkins, avec un texte de l'historien Albert E. Elsen, est publiée par Harry N. Abrams à New York. Premiers dessins Meditation Mandala Sundial, un projet de sculpture pour un parc. Voit les menhirs et les dolmens de Carnac, en France. Horizon Findings, collage autobiographique. 1974-76 Rétrospective au Palais des Beaux-Arts de Charleroi. À travers les voiles de couleurs, étudie le prisme de Newton, la transparence et l'opacité de la lumière, ses formes cachées et révélées. Fonte de Meditation Mandala Sundial en bronze et en cuivre. Achève Boy Man Man Boy, collage clef d'Anatomy of a Cloud, son livre qui sera publié par Harry N. Abrams, Inc. à New York en 1983. Assiste à une série de conférences de l'historien Meyer Schapiro, à Columbia University à New York. Fait une série de lithographies originales sur pierre à l'Atelier Fernand Mourlot à Paris, y compris un schéma de Meditation Mandala Sundial. 1977 Commence la série Ste. Croix d'aquarelles et de toiles. L'aspect physique de travailler en plein air aux Caraïbes éveille ses souvenirs de Taormina où il se trouvait confronté par la couleur d'une façon directe et décisive. Rencontre l'architecte, Frank Prince, à Ste. Croix et lui montre les plans et la maquette de Meditation Mandala Sundial. Ensemble, ils conçoivent une structure en rapport avec la sculpture. Travaille des collages autobiographiques. Fonte de Meditation Mandala Sundial et Shakti Samothrace en bronze à Tallix à New York. Participe au film, Une Femme Libre [An Unmarried Woman] de Paul Mazursky, tourné dans son atelier à New York. À partir de ses toiles, Jean Erdman crée un environnement visuel pour Shining House, une "danse-pièce" autour de Pelé, déesse de la mythologie hawaiienne; le spectacle a lieu àl'Open Eye Theatre à New York. À la demande de l'artiste, la Bibliothèque Beinecke de Yale University lui rend sa malle en dépôt; ce matériel devient par la suite, Anatomy of a Cloud, publié par Harry N. Abrams en 1983. 1978 Anatomy of a Cloud est utilisé pour la première fois comme titre d'une exposition à la galerie Gimpel Weitzenhoffer à New York, exposition qui consiste en une série de collages, tableaux et sculptures. Fonte de deux sculptures en bronze, Excalibur et Echo Chamber, à Tallix. 1979 Lors d'un long séjour aux Caraïbes, commence à travailler la toile avec plus de matière. Peint Phenomena Forcing a Passage at the Mark, une œuvre clef pour lui qui montre les "voiles grattés" avec des concentrations prismatiques. Utilise de plus en plus de la peinture en épaisseur afin de révéler et explorer les aspects du prisme Newtonien. 1980 Nommé Officier des Arts et Lettres de la République française. Participe au festival D. H. Lawrence à Taos et à Santa Fe, Nouveau Mexique, où il commence à construire en acier une partie de Meditation Mandala Sundial, grandeur nature, à la fonderie Shidoni. 1981 Rétrospective au Palm Springs Desert Museum. Travaille les moulages de Meditation Mandala Sundial, en papier fait main, avec l'Atelier Royce à New York. En conjonction avec la préparation de son livre, Anatomy of a Cloud, réalise une série de collages en hommage à Jean-Louis Barrault, une présence phare de sa vie depuis les années 50. Voyage à Paris où il rencontre Jean-Louis Barrault de nouveau qui accepte sa demande de venir présenter Le Langage du corps à Lincoln Center [un seul soir, Alice Tully Hall, juin 1981]. Les collages seront exposés aux Services Culturels de l'ambassade de France à New York et après, à la demande de Jean-Louis Barrault, à la Maison internationale du Théâtre de la Compagnie Renaud-Barrault, au Théâtre du Rond-Point à Paris, pour lequel il conçoit le sigle. Crée une série de lithographies originales sur pierre au Canada, au Sword Street Press; et une lithographie originale à l'Atelier Mourlot à Paris pour la Compagnie Renaud-Barrault. 1982 Parution de Paul Jenkins, texte d'Alain Bosquet, Éditions Georges Fall, Paris, en conjonction avec une exposition qui reçoit la visite du président François Mitterrand. Le tableau Phenomena Saturn Observes est acheté par le Fonds National d'Art Contemporain du ministère de la Culture et de la Communication. Participe au colloque Création et Développement organisé par Jack Lang, qui a lieu à la Sorbonne. Le metteur en scène Alan Schneider, met Anatomy of a Cloud dans son "workshop" d'acteurs à l'University of California à San Diego. Reçoit The Humanitarian Award du National Committee, Arts for the Handicapped. Commence à recouvrir de voiles granulés les formes "grattées" du prisme— des éléments abstraits du "prisme brisé" s'intégrent de plus en plus dans les toiles. 1983 Nommé Commandeur des Arts et Lettres de la République Française. Anatomy of a Cloud, livre autobiographique fait d'impressions écrites et de collages, est publié par Harry N. Abrams et reçoit une médaille de l'Art Directors' Club. 1984 Les séries de collages Hommage à Jean-Louis Barrault et Vestiges Tibétains sont exposées au Musée d'Art contemporain à Dunkerque. 1985 Pour le Centre de la Civilisation et de la Culture Française à New York University, crée une médaille qui est frappée à la Monnaie de Paris, en bronze argenté. Exposition personnelle à la galerie Gimpel Weitzenhoffer Gallery, à la FIAC, Paris. Voyage aux Antilles. Rencontre Jean-Louis Martinoty qui lui propose de créer un ballet sur la musique Jeux de Debussy. 1986 Écrit Le Prisme du chaman [Prism to the Shaman Seen], ce qu'il appelle "une pièce chorégraphique," traduction par la suite de Paul Veyne. Expose ses collages autobiographiques au Butler Institute of American Art à Youngstown. Voyages à Londres pour son exposition à la galerie Gimpel Fils et au Japon pour son exposition à la galerie Art Point. Se rend à Okayama pour voir la collection des œuvres de Yasuo Kuniyoshi et découvre une toile ancienne qu'il avait aperçue auparavant posée contre le mur de l'atelier de Kuniyoshi à la 14e rue à Union Square à New York pendant des années où il fréquentait l'Art Students League. Les voiles de soie gonflés et rutilants des entrées des temples de Nara et de Kyoto, confrontés au calme monumental de l'architecture laissent en lui une impression indélébile. Installation et exposition à Shidoni Foundry, au Nouveau Mexique, d'une partie de la sculpture Meditation Mandala Sundial, construite en acier, grandeur nature. 1987 L'Opéra de Paris présente sa "pièce-chorégraphique", Le Prisme du chaman, à la Salle Favart, dans le cadre de la nouvelle série "Carte Blanche," inaugurée par Jean-Louis Martinoty. Réalise, pour le décor, deux peintures originales sur toile de 10 x 13m, et une suite de toiles 9 x 1m. Il peint des costumes et des soies, et crée un objet en forme de prisme pour le socle du chaman. Musique de Henri Dutilleux : Métaboles et Timbres, Espace, Mouvement ou La Nuit Étoilée. Mise en scène de Simone Benmussa. Rétrospective des œuvres sur toile au musée Picasso à Antibes. Crée une suite de lithographies originales sur pierre à l'Atelier Franck Bordas, à Paris, dont une pour l'Opéra de Paris. Travaille deux mosaïques à Biot avec Heidi Melano, dont une appartient à la ville d'Antibes. Crée une lithographie originale sur pierre en triptyque pour une édition bicentenaire sur parchemin de la Constitution des États-Unis publiée par la Galerie Art Concorde et imprimée à l'atelier Clot Bramsen Georges à Paris. 1988 Commande d'un décor en soie pour un spectacle au Grand Hall du Peuple à Pékin, dans le cadre du "Retour de Marco Polo," organisé par "the International Committee for the Safeguard of Venice and the Great Wall of China." À Pékin, peint six bannières de 14 x 5m, une "soie de fond" de 20 x 25m, et une série de bannières de 10 x 1m pour la Grande Muraille. Parution de Euphories de la couleur, un portfolio de lithographies originales sur pierre, textes d'André Verdet, édité par l'Atelier Franck Bordas à Paris. Repris par Imago Terrae dans un livre avec une préface de Hugues de Kerret. 1989 Exposition des décors peints du Prisme du chaman, soies et aquarelles, avec peintures sur toile de grand format des cinq dernières années aux musées de Nice : aux Galeries des Ponchettes et d'Art Contemporain. Inspiré par les prismes brisés, l'architecte Yves Bayard conçoit Tour de Méditation, un immeuble en forme de prisme avec des grandes verrières de l'artiste. Exposition de Euphories de la couleur à la Maison des Écrivains à Paris, organisée par Hugues de Kerret, et ensuite à la Galerie Sapone à Nice. La Septième Rencontre des Arts Contemporains à Cannes lui rend hommage dans le contexte de leur exposition d'été. 1990 Exposition au Castello Doria à Portovenere des soies peintes en Chine et à Paris. Reçoit la médaille de la ville de Menton. Invité en Israël par Suzy et Abba Eban; à Jérusalem, habite le Mishkenot Sha'ananim. Visite la tombe de Maimonide à Tibériade. Voyage au Japon pour son exposition à la galerie Art Point à Tokyo. 1991 À New York, crée une série d'œuvres polyptyques qu'il nomme Conjonctions et Annexes. Parution de Paul Jenkins : Conjonctions et Annexes, texte de Pascal Bonafoux, publié par les Éditions Galilée, Paris. Exposition à Londres de Prism Grid Panels, une suite d'œuvres sur toile qui continue cette exploration. Invité par le metteur en scène, Tadashi Suzuki, il voyage au Japon où, en août il séjourne à Toga à l'occasion du 10eme anniversaire de son festival du théâtre. En décembre 1991-janvier 1992, il retourne au Japon et reste à Mito pour la première d'Ivanov, une adaptation de Tadashi Suzuki de la pièce de Tchekhov où les soies peintes en Chine et à Paris sont utilisées pour le costume d'Anna et comme éléments du décor. Travaille une suite de lithographies sur pierre à l'Atelier Franck Bordas à Paris. 1992 Écrit un texte en forme de pièce autour de ces lithographies, Les Sept Aspects d'Amadeus et les Autres, texte publié par les Éditions Galilée à Paris. L'Atelier Franck Bordas montre ces lithographies à la foire de Bâle. Voyage à Florence, revoit les fresques de Giotto et de Fra Angelico. Exposition des lithographies Amadeus à l'Atelier Franck Bordas à Paris, et à New York chez Associated American Artists. 1993 Travaille une série de monotypes à Palo Alto en Californie, chez Smith Andersen Editions. Deux expositions de collages : une série est montrée à Paris à la Galerie Yoshii, et une autre à New York, chez Associated American Artists. 1994 Écrit Prism Moon to the Shaman, une allégorie autour de la couleur. Inauguration de l'exposition, L'Eau et la Couleur, organisée par la PACA à Angers : 55 œuvres sur papier, y compris des aquarelles créées autour du Prisme du chaman à l'Opéra de Paris, et 5 œuvres de taille murale créées à Paris l'année précédente. L'historien Frank Anderson Trapp écrit le texte du catalogue, une étude en profondeur de son travail en aquarelle. Voyage au Nouveau Mexique. Installation de Meditation Mandala Sundial dans le jardin de sculpture du Hofstra Museum. 1995 Exposition de collages au Château-Musée de Cagnes sur mer, y compris les portes de son atelier, datées c. 1954-56. Le poète et philosophe Jacques Garelli écrit une étude approfondie de son travail intitulée Rayons des couleurs fondamentales. La Galerie Proarta à Zurich imprime des extraits de ce texte dans le catalogue de son exposition. 1996 Reçoit un doctorat de Hofstra University. Participe à l'exposition du 50e anniversaire de la Galerie Gimpel Fils à Londres. Voyage à Milan pour son exposition chez Lorenzelli Arte. 1997 Exposition de ses œuvres sur toile des cinq dernières années au Butler Institute of American Art. À cette occasion, reçoit le Lifetime Achievement Award, et la médaille de la Ville de Paris qui lui est décernée par Pierre Buhler, Conseiller culturel de l'Ambassade de France à New York. Exposition des œuvres sur toiles à la Galerie Georges Fall dans le Marais à Paris. Les cinéastes Merchant-Ivory utilisent ses œuvres sur toiles des années 50 dans leur film, A Soldier's Daughter Never Cries, adapté du roman de Kaylie Jones, la fille de l'écrivain James Jones et de sa femme, Gloria. 1998 Entrance Shaman, une série de lithographies originales sur pierre, sont tirées à l'Atelier Franck Bordas à Paris. Le Cambrian Academy en pays de Galles le nomme membre d'honneur. Participe dans l'exposition collective, Masters of Color and Light : Homer, Sargent and the American Watercolor Tradition, au Brooklyn Museum of Art. Inauguration de l'exposition, Regard sur l'estampe en France de 1945 à nos jours, exposition itinérante en France organisée par la PACA, Angers. 1999 Pour le Print Club de New York, crée At Stroke of Twelve, une lithographe originale sur pierre à l'Atelier Franck Bordas à Paris. L'Eau et la Couleur inaugure le nouveau Beecher Centre au Butler Institute of American Art. Le Hofstra Museum présente l'exposition d'œuvres sur toile, Paul Jenkins : 1954-1960, The Early Years in New York and Paris. Joseph Rickards Gallery à New York expose des toiles de la série Eyes of the Dove. Une toile de cette série est montrée dans l'exposition itinérante, "Les Années de Combat, 1951-1962,Galerie Arnaud, Revue Cimaise," organisée par la PACA, Angers. Pour le catalogue de l'exposition Gutai au Jeu de Paume, écrit un texte au sujet de son expérience à Osaka. 2000 L'Artists Fellowship lui décerne la médaille Benjamin Clinedinst. Au Basilique Palladiana, la ville de Vicenza présente Viaggio in Italia, une grande exposition de toiles et d'aquarelles, accompagnée d'un catalogue. Exposition Microcosms, œuvres sur toile, à la galerie Joseph Rickards à New York. Exposition de peintures à la galerie Agama à New York à l'occasion de la visite du Rev. Seiyu Kiriyama Kancho, qui donne sa cérémonie du feu à l'église Unitarian. Le Musée de Vero Beach présente Broken Silences, la première rétrospective de ses collages.Quitte son atelier à New York sur Broadway, qui lui a été cédé par Willem de Kooning en 1963. 2001 Invité
par le Rev. Seiyu Kiriyama Kancho, voyage à Kyoto en février
afin d'assister à la grande cérémonie du feu qui
se déroule en plein air pendant une journée entière.
Visite de nouveau les jardins de pierre et les temples de Kyoto. 2002 Exposition
de peintures au Château Haut Gléon aux Corbières.
Voyage à Londres afin de voir l'exposition Barnett Newman à
la Tate Gallery. 2003 Écrit une eulogie pour son ami, le dessinateur Al Hirschfeld, texte publié dans Linea, le journal de l'Art Students League à New York. Voyage à Londres pour son exposition à la galerie Redfern. Voyage en Italie, à Prato. 2004 Interviewé
par NHK, la télévision japonaise, au sujet de Yasuo
Kuniyoshi, son professeur à l'Art Students League à New
York. Travaille une nouvelle série de peintures sur toile
dans son atelier à New York. 2005 Exposition
d'aquarelles à la Galerie Proarta, Zurich. |